Chère coach

Bonjour, je reviens vers vous pour ce blocage lié je pense à un gros manque de confiance en moi.
Voici un exemple de modèle:
C: J’ai un entretien d’embauche
P: Je ne suis pas capable de me vendre à des recruteurs
E: Honte (honte de ne pas être capable et d’essayer quand même)
A: Je bloque pour la préparation de mon entretien
R: J’arrive à l’entretien déjà perdante (peut-être que je vais annuler), je me dévalorise

Ou alors:

C: Je participe à une réunion
P: Je ne suis pas capable d’intervenir pour dire des choses intéressantes
E: Honte (encore une fois de ne pas y arriver et encore plus de m’imaginer en train de dire quelque chose de pathétique)
A: J’évite de me faire remarquer, je n’interviens plus
R: Je ne propose pas d’idées, je me dévalorise.

Je vois bien ici que c’est ma pensée à propos de moi qui pose problème, mais j’ai du mal à la remplacer; l’objectif étant bien sûr que le résultat devienne « j’arrive préparée et confiante à mon entretien » ou « je donne les idées que j’ai en réunion » et bien sûr « je ne me dévalorise pas ». A force d’observer cette pensée tourner dans ma tête, je pense qu’à la base si je me mets à penser ça c’est pour éviter quelque chose que je perçois comme un danger (m’exposer à la possibilité de me faire rembarrer); la pensée que je ne suis pas capable m’empêche d’agir et donc je crois me mettre à l’abri de ce danger. Mais finalement, le résultat c’est une dévalorisation de moi-même. Est-ce que ce que je raconte a du sens? Comment puis-je casser ce cercle vicieux et améliorer ma confiance en moi?

Je vous remercie

Réponse

Bonjour,

À chaque fois qu’on a des pensées qui créent de la honte dans des situations qui impliquent d’autres personnes, c’est qu’on porte toute notre attention sur nous, ce qu’on vaut, ce que nos interlocuteurs vont penser de nous, etc.

Ce qui est très utile, c’est de changer complètement sa perspective, et de porter son attention sur nos interlocuteurs, ce qu’ils veulent, ce qu’ils recherchent, ce qu’on peut leur apporter comme valeur.

Dans l’exemple des recruteurs, ça permet de changer tout à fait son angle de vue, en se disant : quelles sont leurs objectifs, leurs préoccupations pendant cet entretien ? Qu’est-ce qui serait le rêve pour eux, leur scénario idéal ? Et comment est-ce que je peux leur apporter ça avec ce que je sais, ce que je suis, qui leur fasse dire, c’est la candidate idéale ?

C’est de cette façon qu’on reprend tout le pouvoir sur la façon dont on se présente à l’entretien ou la réunion.