Chère coach

Bonjour l’équipe,

Merci d’être là, votre formule est magique et je suis si heureuse d’avoir rejoint CMV mode d’emploi.

Bon je suis en J5 challenge clarté, ça libère mais ça secoues bien aussi.
Ce matin , j’ai détecté avoir fait un trio gagnant ! je m’explique grâce au modèle par défaut
C = mon fils a maigri
P = il est encore malade
E = bus étage 1 : dépit / tristesse / impuissance => je n’ai malheureusement pas eu le temps de détecter/ accueillir mon émotion 1 car je suis passée direct à l’étage 2 du jugement de moi : je n’arrive pas à le guérir, je suis une mauvaise mère => il y urgence à changer ; E associée : honte, j’ai résisté et fuit par la colère qui a regénéré du jugement de moi en me disant je ne suis pas équilibrée (humeur égale)
A = je me suis énervée contre mon fils avec des paroles inutiles du type, tu ne manges pas assez, tu as trop maigri , c’est moche
R = Mon fils est triste et je me sens coupable

En +, mon mari est intervenu « ne lui dis pas ça , qu’il est moche  » qui a généré une réaction émotionnelle soudaine et vive de stress (j’ai perçu sa phrase comme étant une menace injuste : « je n’ai pas di ça , j’ai dit qu’être trop maigre est moche) et je suis entrée en mode défensif et agressif. In fine on s’est rencontré avec mon mari au niveau de la colère et escalade de la dispute une fois mon fils à l’école.

Alors, j’ai ré écouté les 2 épisodes CMV (ce n’est pas un pb et le bus à 2 étages), que j’ai bien mieux compris. J’ai détecté être en réaction émotionnelle de stress à mon mari et que je n’ai pas réussi à détecter ma 1ère émotion de l’étage 1 (et c’est pour ainsi dire toujours le cas) car j’y résiste de toutes mes forces et suis dans le jugement de moi-même (les autres font/ sont mieux)

La bonne nouvelle : j’ai mis au jour ce schémas de pensées chez moi , j’ai des attentes perfectionnistes envers moi -même. Je pense que je suis moins équilibrée (humeur égales, pensées et actions sereines, sans énervement et jugement) que les autres (mère, femme, épouse , professionnelle)

Enfin ma question arrive 🙂 comment concrètement faire la paix avec mes imperfections et me sentir digne d’amour, considération et respect envers moi-même? Suffit il de détecter ce schémas , l’identifier moi-même quand ça se représentera, et en sourire et le dédramatiser ? Quel accueil d’émotion en association dois-je alors ressentir : douceur, sincérité vis à vis de moi? Est ce bien le bon chemin à emprunter?

D’avance un grand merci et une belle journée ensoleillée à tout le monde

nb : si cela vous convenait, je me propose de participer , parler lors d’un appel coaching (notamment celui sur la relation à soi- même)

Réponse

Bravo pour ces avancées ! Vous commencez à mieux voir la pelote, et à identifier sur quels fils vous allez pouvoir tirer pour la démêler.

Le premier objectif, c’est effectivement de diminuer le volume des jugements que vous portez sur vous-même, pour pouvoir vous connecter à votre mode de fonctionnement actuel avec curiosité, ouverture et douceur. C’est cette curiosité, cette ouverture et cette douceur qui vous permettront de mieux comprendre ce qui se passe pour vous à certains moments de difficulté, et que vous pourrez ensuite, toujours avec curiosité, ouverture et douceur, imaginer une autre façon d’être qui vous conviendrait mieux.

Ce qui va vous y aider, c’est de vous proposer, dans une situation comme celle que vous décrivez, d’observer bien en détail, comme en « slow motion », l’enchaînement de ces modèles. Si vous remarquez qu’il y a eu une succession de pensées, c’est ça que vous pouvez vous proposer de démêler, pour bien comprendre à chaque étape ce qui se passe : quelle est la pensée qui crée de la tristesse ? Quelle est la pensée qui crée du dépit ? Quelle est la pensée qui crée de l’impuissance ?

C : Mon fils pèse X kilos. À telle date, il pesait Y kilos.
P :
E : Tristesse
A :
R :

C : Mon fils pèse X kilos. À telle date, il pesait Y kilos.
P :
E : Dépit
A :
R :

C : Mon fils pèse X kilos. À telle date, il pesait Y kilos.
P :
E : Impuissance
A :
R :

Et vous ferez ensuite les modèles du « deuxième étage du bus :

C : Mon fils pèse X kilos. À telle date, il pesait Y kilos.
P : Je suis une mauvaise mère
E : Honte
A :
R :

C : Mon fils pèse X kilos. À telle date, il pesait Y kilos. Je ressens un mélange d’émotions pénibles.
P : Il faut que j’agisse tout de suite pour ne plus ressentir ces émotions
E : Urgence
A :
R :

C’est en vous proposant, sur une situation donnée, de regarder finement toutes les couleurs de vos émotions, que vous allez vous connecter de mieux en mieux à vous-même, mieux vous comprendre, et donc cesser de voir ces modes de fonctionnement comme des imperfections, mais simplement la résultante de pensées que vous propose votre cerveau, et que vous pourrez choisir de changer et de moduler. Vous êtes sur la bonne voie !